Poème
Berceuse
par Charles CROS
Il y a une heure bête Où il faut dormir. Il y a aussi la fête Où il faut jouir. Mais quand tu penches la tête Avec un soupir Sur mon coeur, mon coeur s'arrête Et je vais mourir... Non ! ravi de tes mensonges, O fille des loups, Je m'endors noyé de songes Entre tes genoux. Après mon coeur que tu ronges Que mangerons-nous ?
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