Poème d’un membre
Belle Loire - (sonnet)
par francoiseseylacMembre
Belle Loire, muse des poètes rêveurs, De ta longue chevelure vert amandine, S'écoule en songe argenté, ta langueur divine Qui va loin vers l'océan et ses profondeurs. Tes méandres cachent des tourbillons rageurs, Et tes bancs de sable doré, d'humeur taquine, Sont tant de pièges en ta lande serpentine, Qui défient les curieux d'un sort naufrageur. L'été, tu flânes au soleil, rafraîchissante, Souriant aux pêcheurs de ta manne bienfaisante ; Tu ris de leurs grandes barques aventureuses. Mais l'hiver, tu te gonfles d'un très grand courroux ! Est-ce pour te venger de ces hommes trop fous ? Est-ce pour les punir de tes eaux tumultueuses ?
Commentaires (3)
Fleuve parfois tari qui dans l'Histoire plonge, Ayant la majesté, le calme d'un gisant, Comme un miroir obscur pour les jours du présent ; Et du sable au milieu, où l'avenir s'éponge. Au long de ton pays ton rivage s'allonge, Où viennent méditer les humbles paysans Et l'âme des seigneurs devenus vers luisants, Qu'un tourment d'autrefois toujours harcèle et ronge. Je vois l'eau qui avance en descendant des monts Et ne remonte point comme font les saumons, Mais quand elle est en mer, cette eau qui s'évapore Revient vers les sommets, à la force du vent Et se fait source pure, et ruisseau, comme avant, Et le fleuve en lui-même à nouveau s'incorpore.
Assez bien fait.
Assez bien fait.
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