Poème
Beaucoup de ces dieux ont péri
Beaucoup de ces dieux ont péri C'est sur eux que pleurent les saules Le grand Pan l'amour Jésus-Christ Sont bien morts et les chats miaulent Dans la cour je pleure à Paris Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes L'amour est mort j'en suis tremblant J'adore de belles idoles Les souvenirs lui ressemblant Comme la femme de Mausole Je reste fidèle et dolent Je suis fidèle comme un dogue Au maître le lierre au tronc Et les Cosaques Zaporogues Ivrognes pieux et larrons Aux steppes et au décalogue Portez comme un joug le Croissant Qu'interrogent les astrologues Je suis le Sultan tout-puissant O mes Cosaques Zaporogues Votre Seigneur éblouissant Devenez mes sujets fidèles Leur avait écrit le Sultan Ils rirent à cette nouvelle Et répondirent à l'instant A la lueur d'une chandelle
Commentaires (3)
Il faudrait mettre les dates!
il faudrait mettre les dates des poèmes!
Chapelle de Sainte Trollesse ------------------------- Mes collègues les trolls, ce sont de bons vivants ; Ils vivent dans un monde où rien ne les menace, Rares sont les démons, et jamais trop tenaces. Un modeste clocher se dresse dans le vent, Devant un ciel magique aux nuages mouvants, Non pas un ciel sinistre où planent les rapaces, Mais un ciel lumineux, mais un très noble espace Où l’hirondelle est reine, et se montre souvent. La Dame de ce lieu n’est pas fille des hommes, Il est dit que jadis elle vécut parmi Les Trolls de la contrée, ses frères, ses amis. L’Écriture l’exalte et jamais ne la nomme ; Les Trolls pensent qu’elle est la compagne des dieux, Je ne sais si c’est vrai, mais ils le savent mieux.
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