Poème
Bastille
Tandis que tu t'envoles Dans les cieux bénévoles Mieux que ta soeur Babel, O tour Eiffel, La Bastille s'élève De nouveau, comme en rêve. C'est bien. Mettons dedans Les imprudents. Donnons-lui ces critiques Aux vagues esthétiques, Faux comme des jetons. Amis, jetons Dans sa gueule vorace Les tribuns, dont la race Ne vaut pas même un tiers De monsieur Thiers! Que bien vite elle avale Leur troupe sans rivale, Dont les moins longs discours Ne sont pas courts! Qu'elle mange et dévore Le fabricant sonore Des poëmes qu'on sert Dans un concert! Mettons-lui dans la gueule Non Margot toute seule, Mais tous les régiments De ses amants. Et l'étranger baroque Débarqué, vers l'époque Où tombe le grésil, D'un faux Brésil, Et ces crétins sans nombre Dont les nez font une ombre Épouvantable sur Le chaste azur! 30 juin 1888.
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Manoir de l'aigle -------------------- Parfois, je plane et vole ; Et parfois, plus frivole, Je danse en mon castel Fait de roc immortel. Mon âme, alors, s'élève Sur des ailes de rêve ; Je me retrouve dans Un monde transcendant. Cette univers baroque Me rappelle l'époque Où j'allais, d'un vol sûr, Au bout du bel azur.
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