Poème
Ballade de Banville, à son maître
Poëte farouche et divin De qui je fus l'humble Pylade, Viens goûter avec moi le vin Et les perdrix en rémolade. On traîne la Muse malade Par son aile de papillon: Père de la sainte Ballade, Ressuscite, François Villon! Pour le rimeur et l'écrivain, De sa bouche en estafilade, Ta Margot sourirait en vain Ainsi que Cypris en Hellade. Oh! ces marchands de marmelade! Cela manque de vermillon Parmi cette triste peuplade. Ressuscite, François Villon! Ouvrons au clairet angevin Le corridor en enfilade, Chassons le rêveur triste et vain Dans quelque lointaine Cyclade, Et mangeons chaude la grillade. Ornons d'astres et de paillon Nos pourpoints que le vent taillade. Ressuscite, François Villon! Envoi Prince fier comme un Encelade, Nous marchons sous ton pavillon. Reviens nous donner l'accolade, Ressuscite, François Villon!
Commentaires (1)
Grillade ---------- Vers le temps de Pentecôte, L'apéro c'est du vin blanc ; Puis on grille l'entrecôte Sous un arbre, il fait beau temps. Le jardin s'orne de belles Fleurs nouvelles ; Ils se montrent, presque beaux, Les corbeaux. Vers le temps de Pentecôte, Les noirs corbeaux sont gourmands ; Ils n'auront point d'entrecôte, Ni de brie, assurément. Au jardin, gare aux épines D'églantine ; Gare aussi à l'aiguillon Du frelon. Au soir, la lune est notre hôte, Elle ne boit rien, pourtant ; Au pré, la grenouille saute Et va dormir dans l'étang.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.