Poème
Avant la nuit
Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance. Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes Et ses cheveux tressés, rythmés quand elle danse Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairent ma nuit. La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide Et les femmes si belles, on dirait des images ? Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.
Commentaires (6)
j'adore ce poème il est simple en étant compliqué tout ce que j'aime c'est tout simplement beau il n'y a pas de mot pour définir ce que je ressen pour ses poèmes
très jolie
Que veut dire "Mais ses yeux en allés, qui illuminent ma nuit" . Je ne comprends pas ce que Senghor veut dire par "en allés"? Merci d'avance si vous passez par là!
magnifique
c'est sublime
C'est vraiment fantastique. C'est joli ça
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