Poème
Aux anges qui nous voient
par Victor HUGO
— Passant, qu’es-tu ? je te connais. Mais, étant spectre, ombre et nuage, Tu n’as plus de sexe ni d’âge. — Je suis ta mère, et je venais ! — Et toi dont l’aile hésite et brille, Dont l’œil est noyé de douceur, Qu’es-tu, passant ? — Je suis ta sœur — Et toi, qu’es-tu ? — Je suis ta fille. — Et toi, qu’es-tu, passant ? — Je suis Celle à qui tu disais : Je t’aime ! — Et toi ? — Je suis ton âme même. Oh ! cachez-moi, profondes nuits ! Juin 1855.
Commentaires (1)
Les anges qui nous voient A celle qui est reste en France
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