Poème
Autre horizon
par Aimé CÉSAIRE
Nuit stigmate fourchu nuit buisson télégraphique planté dans l'océan pour minutieuses amours de cétacés nuit fermée pourrissoir splendide où de toutes ses forces de tous ses fauves se ramasse le muscle violet de l'aconit napel de notre soleil.
Commentaires (1)
Oiseau d’or et de sinople ----------- Je vois plus loin que l’horizon, Je vos les époques passées ; Je vois les peines entassées Au fil des mortelles saisons. Je vois des regrets à foison, Dont est mainte âme tracassée ; Autant de douleurs amassées Qui n’ont ni rime ni raison. Je vois la vie qui point ne dure Et ce que les vivants endurent ; J’en connais les sévères lois. Je vois tout, jusqu’à l’origine, Mais ces misérables machines, Comment leur accorder ma foi ?
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