Poème d’un membre
Adieu ma mie
par leutchaMembre
Le cœur dupe et sans leurre essuie ses pleurs sous les nuages qui copieusement s’embrassent les rivières parlaient dans leur dortoir le soleil roulait ses feux vers l’occident la lune en menus hoquets s’éveillait de son lit habillant de ténèbres sa brillante rivale Il fuyait les propos salissants et les arènes de sang la lune le regardait depuis son donjon et comme un amant au destin malheureux il tendait son cœur aux amours qu’on déjoue Il attendait il attendait sa mie rêvée le soleil menaçait de le démasquer oh ! il n’a jamais aimé sans pleurer et a toujours aimé dans un coin de l’ombre - soleil ! soleil ! berce et endors tes rayons cette nuit mon cœur va cueillir une fleur que tout cœur rêve de cueillir Il attendait il attendait sa mie rêvée le soleil pointait son brillant museau hors de sa sombre demeure du firmament l’attente naïve et sans pitié l’assommait en de petits et amers sanglots - adieu ! j’ai encor perdu l’unique soleil qui illuminait encor le navire de ma vie il tourna d’un pas pesant les talons jeta un coup d’œil rageur au soleil et disparut dans l’abîme des ténèbres Ngaoundéré 21 juillet 2011 20 : 05
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