Poème
À qui donc sommes-nous ?
par Victor HUGO
À qui donc sommes-nous ? Qui nous a ? qui nous mène ? Vautour fatalité, tiens-tu la race humaine ? Oh ! parlez, cieux vermeils, L’âme sans fond tient-elle aux étoiles sans nombre ? Chaque rayon d’en haut est-il un fil de l’ombre Liant l’homme aux soleils ? Est-ce qu’en nos esprits, que l’ombre a pour repaires, Nous allons voir rentrer les songes de nos pères ? Destin, lugubre assaut ! Ô vivants, serions-nous l’objet d’une dispute ? L’un veut-il notre gloire, et l’autre notre chute ? Combien sont-ils là-haut ? Jadis, au fond du ciel, aux yeux du mage sombre, Deux joueurs effrayants apparaissaient dans l’ombre. Qui craindre ? qui prier ? Les Manès frissonnants, les pâles Zoroastres Voyaient deux grandes mains qui déplaçaient les astres Sur le noir échiquier. Songe horrible ! le bien, le mal, de cette voûte Pendent-ils sur nos fronts ? Dieu, tire-moi du doute ! Ô sphinx, dis-moi le mot ! Cet affreux rêve pèse à nos yeux qui sommeillent, Noirs vivants ! heureux ceux qui tout à coup s’éveillent Et meurent en sursaut ! Villequier, 4 septembre 1845.
Commentaires (4)
bonsoir a celui ou celle qui lira ce commentaire jai un travail a remettre pour demain sur le livre contemplation de victor hugo, j'avoue je suis subjuguée par la facon et la maniere dont il a pu faire ce livre sur les poesie cest tellement magnifique que je bloque completement par consequent j'aurai besoin d'un coup de pousse pour me propulsser car je n'arrive meme pas a faire une introduction sur un commentaire qui nous ete donneé a l 'universite sur*** a qui doc nous somme , qui nous a*** cest des questions tellement existentielles que ca merite vraiment qu'on s'applique pour expliquer et comprendre le message que voulais communiquer victor hugo merci de votre aide d'avance assia tres urgent merci
Victor en promenade _______________ Victor réfléchit quand il se promène, C’est une manie, chez lui, très humaine : Et quand il a bu trop de vin vermeil, Il pose au cosmos des questions sans nombre, Il les pose au ciel, il les pose à l’ombre, Ainsi qu’à la lune et au grand soleil. Hugo, nul mot pour toi ne provient de la voûte Vers laquelle est tourné ton regard plein de doute. Dieu n’a point l’intention de t’adresser un mot ; Le temps l’a mis au rang des monstres qui sommeillent Et sont déconcertés quand parfois ils s’éveillent En sursaut.
Est ce que quelqu'un peut m'aider un faut que je fasse un oral sur le poème pendant que le marin des contemplations de Victor Hugo mais je sais pas quoi faire merci de répondre rapidement car cela est urgent
Assia dsl mais c cho
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