Poème
A poor young shepherd
par Paul VERLAINE
J'ai peur d'un baiser Comme d'une abeille. Je souffre et je veille Sans me reposer : J'ai peur d'un baiser ! Pourtant j'aime Kate Et ses yeux jolis. Elle est délicate, Aux longs traits pâlis. Oh ! que j'aime Kate ! C'est Saint-Valentin ! Je dois et je n'ose Lui dire au matin... La terrible chose Que Saint-Valentin ! Elle m'est promise, Fort heureusement ! Mais quelle entreprise Que d'être un amant Près d'une promise ! J'ai peur d'un baiser Comme d'une abeille. Je souffre et je veille Sans me reposer : J'ai peur d'un baiser !
Commentaires (2)
Ainsi, Valentin Fait peur à Verlaine ! Il tremble au matin, Ce berger des plaines, Devant Valentin. Il perd son latin, Il est à la peine, Son coeur est butin, Son coeur est aubaine, Il perd son latin. Quel triste destin, Ce coeur qu'on enchaîne ! Le coeur enfantin Du pauvre Verlaine, Quel triste destin.
J'ai un exposé à faire sur ce poème :(
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