Poème
À la forêt de Gastine
Couché sous tes ombrages verts, Gastine, je te chante Autant que les Grecs, par leurs vers La forêt d'Érymanthe : Car, malin, celer je ne puis À la race future De combien obligé je suis À ta belle verdure, Toi qui, sous l'abri de tes bois, Ravi d'esprit m'amuses ; Toi qui fais qu'à toutes les fois Me répondent les Muses ; Toi par qui de l'importun soin Tout franc je me délivre, Lorsqu'en toi je me perds bien loin, Parlant avec un livre. Tes bocages soient toujours pleins D'amoureuses brigades De Satyres et de Sylvains, La crainte des Naïades ! En toi habite désormais Des Muses le collège, Et ton bois ne sente jamais La flamme sacrilège !
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Sagesse d'un lutin ---------------------- Un lutin dans l'ombrage vert Très imperceptiblement chante ; Tôt ce jour, il a découvert Une ondine pas trop méchante. Ainsi, dans le profond des bois, Chanter de ses amours l'amuse, Et sa mie qui est à la fois Charmante ondine et belle muse. Ce lutin devient désormais Le maître d'un sage collège : Y cultivant, mieux que jamais, Des joyeux chants le florilège.
Originaire de la contrée décrite par Ronsard, j'ai toujours adoré ses poésies portées par deux thèmes majeurs : la Nature et la Femme.
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