Poème
Bel astre voyageur
par Louise ACKERMANN
A la comète de 1861 Bel astre voyageur, hôte qui nous arrives Des profondeurs du ciel et qu'on n'attendait pas, Où vas-tu ? Quel dessein pousse vers nous tes pas ? Toi qui vogues au large en cette mer sans rives, Sur ta route, aussi loin que ton regard atteint, N'as-tu vu comme ici que douleurs et misères ? Dans ces mondes épars, dis ! avons-nous des frères ? T'ont-ils chargé pour nous de leur salut lointain ? Ah ! quand tu reviendras, peut-être de la terre L'homme aura disparu. Du fond de ce séjour Si son oeil ne doit pas contempler ton retour, Si ce globe épuisé s'est éteint solitaire, Dans l'espace infini poursuivant ton chemin, Du moins jette au passage, astre errant et rapide, Un regard de pitié sur le théâtre vide De tant de maux soufferts et du labeur humain.
Commentaires (6)
La comète répond : « J''aime cette planète Qu'à chaque tour je vois auprès de mon chemin. Ne sachant pas un mot des langages humains, J''y reçois chaque fois le salut d'un poète ! »
Joli le quatrain de Cochonfucius !
Matière, antimatière -------- Deux sortes de corps, s’opposant, De matière et d’antimatière ; Nous n’avons que peu de lumières Sur leurs ultimes composants. Y voit-on plus clair en lisant Un traité subtil mais austère ? Il subsiste un certain mystère, D’aucuns trouvent cela grisant. Dans une anarchie souveraine Leur affrontement les entraîne ; Le tigre s’oppose au dragon. Ça se déplace et ça dévie, Les neutrinos vivent leur vie, Disant des mots de leur jargon.
Moi je suis plutôt anti-baise !!! je préfère les sentiments même menteurs ...et puis comète comète ah que je commette aussi un quatrain!!! et il viendra je vous le jure...
c'est dans la table des antimatières.
Ambitigre migrateur -------- Je vais d’un bord à l’autre bord San nulle compagnie rejoindre ; Pas d’enthousiasme, pas le moindre, Je ne perds pourtant pas le Nord. Esprit serein, paisible corps, Ces deux ne se vont point disjoindre ; Quelques tourments les peuvent poindre, Cela ne les rend pas moins forts. C’est dur, ça pourrait être pire, Tout va bien, tant que je respire, C’est le Cosmos qui suit sa loi. Des aliments pour mes fringales, Modestes, mais je m’en régale ; Et surtout, de ce que je bois.
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