Poème
20 - Prédit me fut que devait fermement...
par Louise LABÉ
Prédit me fut que devait fermement Un jour aimer celui dont la figure Me fut décrite ; et sans autre peinture Le reconnus quand vis premièrement. Puis le voyant aimer fatalement Pitié je pris de sa triste aventure, Et tellement je forçais ma nature, Qu'autant que lui aimai ardentement. Qui n'eût pensé qu'en faveur devait croître Ce que le ciel et destins firent naître ? Mais quand je vois si nubileux apprêts, Vents si cruels et tant horrible orage, Je crois qu'étaient les infernaux arrêts Que de si loin m'ourdissaient ce naufrage.
Commentaires (1)
Maître Coq est en pleine forme ------------------------ Il lance un chant qui monte au firmament, Devant sa tâche ayant bonne figure ; Un grand artiste en fit une peinture Et Marcel Proust le mit en son roman. En ses loisirs, en ses amusements, Sa plume trace un vers, à l’aventure, Sur le soleil, sur la verte nature, Mais il écrit bien paresseusement. Des basses-cours il fut toujours le maître, Cela depuis le jour qui le vit naître ; Mais c’est un sire honnête et sans apprêts. Dans le beau temps et dans le temps d’orage, À claironner ce coq est toujours prêt, Noble héros, seigneur de ces parages.
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